Voyage en absurdie, la solidarité sociale vue par la Majorité de St Pardoux

Publié le par Collectif Saint-Pardoux Citoyen

Voyage en absurdie, la solidarité sociale vue par la Majorité de St Pardoux

Le 31 Octobre 2015, à lieu le "repas des aînés" à Saint-Pardoux.... ou comment taxer les personnes âgées en leurs soutirant 5 € par repas en prétextant la générosité de nos anciens pour en faire don au CCAS (Centre Communal d'Action Sociale).... Quelle abnégation de la part de cette municipalité.... On a eu beau chercher on a pas trouvé ailleurs en France rurale cette pratique de racket sur nos anciens...

Quand la logique de la cohésion sociale voudrait naturellement le contraire, ce traditionnel repas annuel devrait être offert par la municipalité et le CCAS. On se demande d'ailleurs bien pourquoi on inclue le CCAS dedans puisque celui-ci n'est pas autoriser à émettre un avis, des propositions mais n'est qu'un prétexte pour récupérer du pognon !

Par exemple on peut imaginer que le CCAS propose une activité d'animation lors du repas, que le CCAS aille à la rencontre de ceux qui ne pourrons pas être présent lors de ce repas en offrant un colis à leur domicile.... Certain(e)s membres du CCAS l'aurait fait avec un réel plaisir !

De plus, nous rappelons que ce repas des aînés se devrait être apolitique, sans discours haineux et irrespectueux contre des élus municipaux.... ce qui évidemment est loin d'être le cas !

C'est quoi le CCAS nous ont demandé des habitants de Saint-Pardoux ?

Un Centre communal d'action sociale (CCAS) est un établissement public communal intervenant principalement dans trois domaines :

  • l'aide sociale légale qui, de par la loi, est sa seule attribution obligatoire ;
  • l'aide sociale facultative et l'action sociale, matières pour lesquelles il dispose d'une grande liberté d'intervention et pour lesquelles il met en œuvre la politique sociale déterminée par les élus locaux ;
  • l'animation des activités sociales.

Existant de plein droit à l'échelon local et dont la compétence s'exerce uniquement sur le seul territoire de la commune.

Fonctionnement:

Pour remplir la tâche qui lui est impartie, le Centre Communal d'Action Sociale dispose d'un organe de gestion : le Conseil d'Administration composé:

Président : Le Maire

Membres élus: Mesdames TOURTOIS Isabelle, , TALINEAU MF, GIRAUDON M., VIDARD-ROUVREAU S., AUGER S., M. BARANGER J.

Membres de la société civile: Mesdames OLIVIER K., BRANGIER M., DESNOUES S., METAIS M., MARTIN AM., SABOURIN O.,

Le CCAS dispose d'un budget autonome....

Mais voilà ou le bas blesse, ce CCAS mais aussi l'ensemble de l'action sociale sont les parents pauvres et oubliés de cette majorité qui se moque bien de mettre en avant une quelconque envie de solidarité communale ....

Avec un budget qui est réduit à peau de chagrin: 2500 € à l'année (pour exemple: le budget culture/ communication représente plus de 20.000 € à l'année).

Décorticage des recettes du budget CCAS:

- Un reliquat de l'année précédente (variable)

- Une subvention de la Mairie de 718 €, ce qui représente 0,001 % des dépenses sur le budget général de fonctionnement de 720.378 € de la commune.

- Les redevances des concessions de cimetière (environ 300 €).

- Et des recettes exceptionnelles au coup par coup, loyer de la cabane "Aux 4'saisons" (disparue depuis), bénéfice d'une soirée Cabaret (sous couvert comme précisé lors du vote du budget: "si il y a un excédent"), la recette du repas des aînés (non indiqué dans le vote du budget 2015).... bref budget fourre-tout !

On ne doit donc pas être étonné qu'avec un budget aussi mince et aussi peu stable, on ne puisse soutenir dignement les familles, les personnes en détresse ou encore faire des projets qui concerne les citoyens de la commune ....

Depuis 2 ans les membres de l'opposition, on sollicité lors du vote du budget que soit octroyé 1% du budget de fonctionnement de la commune, soit un montant de 7.203 €. On se doit de préciser que la moyenne nationale des budgets CCAS est 2 à 3 fois plus élevée en équivalence par habitants que cette demande de 1%.

La réponse du Maire fut toujours la même: " c'est estimatif si vous avez besoin on trouvera toujours une section budgétaire à vous donnez".... c'est cela gérer un budget, établir un plan prévisionnel, d'élaborer sur le long terme les orientations et les priorités de la politique sociale de la commune sans avoir une vision financière sur le long terme ?

L'accueil des Syriens ou des migrants.... (comme écrit sur l'ordre du jour et le compte-rendu du CCAS d'Octobre 2015), pour rappel: Tous les réfugiés sont des migrants, mais tous les migrants ne sont pas des réfugiés !

Et il ne s'agit pas uniquement de Syriens - où une terrible guerre civile se déroule depuis quatre ans, ou des enfants, des femmes, des vieillards subissent les violences, les tortures et les viols−, ils viennent aussi d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, d’Erythrée ou de Somalie.

Alors que dire quand sur le compte-rendu du dernier CCAS, la question de l'accueil éventuel de réfugiés a été inscrite à l'ordre du jour (on se demande bien pourquoi cette question importante qui engage l'ensemble des citoyens et élus de Saint-Pardoux n'a pas été débattue en conseil municipal, voir en réunion publique? Mais bouclée en toute confidentialité en comité restreint, sujet tabou apparemment qui laisse fuiter des relents racistes et xénophobes....

Il est inscrit : "Que l'assemblée des membres présents (NDLA: enfin pour les membres du CCAS, qui ne travaillent pas et qui peuvent être présents un vendredi matin à 10h !!!) qu'ils ne sont pas favorables à l'arrivée de réfugiés car il y a déjà des familles de Saint-Pardoux qui ne sont pas aidées comme le souhaiterait le CCAS".... 2 lignes pour un débat aussi important et stigmatisant mais on se moque de qui !!!!

Quand on ose prétexter que des familles de la commune ne sont pas soutenues suffisamment , C'est l'hôpital qui se fout de la Charité ! Mais vous faîtes quoi Notre Bon Maire de Saint-Pardoux pour ces familles, ou comme vous le dites si bien "les cas" pour parler des situations d'urgence... Pour rappel, vous détenez les clés du budget et de l'aide sociale!

De plus, on peut lire sur le compte-rendu cette obscénité: "la problématique ne se pose pas sur l'accueil des migrants, mais plutôt sur le devenir au sein de notre communauté, notamment concernant l'éducation à l'école, le travail et la langue"

Notre communauté, laquelle religieuse ? Mais nous sommes dans une République Laïque !

L'éducation à l'école, de quel droit s’abroge-t'on l’accès à l'école pour ces enfants, sous quel prétexte? Pour protéger nos chers chérubins français !... Le corps enseignant est parfaitement apte à accueillir des enfants étrangers et à les intégrer dans leurs classes!

Le travail.... C'est n'est pas la priorité de ces personnes qui sont sous couvert de l'Etat pour une demande de droit d'asile. En attendant la décision administrative sur leur sort, ils disposent d'une autorisation provisoire de séjour mais demeurent en situation irrégulière sur le territoire. Donc qu'on se rassure, les réfugiés ne peuvent être à la recherche de travail qu'ils pourraient voler aux gentils français de souche !
Pour info, les réfugiés ne peuvent pas toucher le RSA , qui est accessible aux Français et aux étrangers en possession d'un titre de séjour et d'une attestation de la préfecture indiquant que la personne est autorisée à travailler pour 5 ans. Pour exactement les mêmes raisons, les migrants arrivés sur le territoire n'ont pas accès à des allocations logement.

La langue ???... mais Mesdames et Messieurs, vous n'avez pas à faire à des bêtes, ou à des débiles profonds, illettrés et analphabètes mais à des personnes disposant des même capacité d'intelligence et de culture comme la moyenne des français, ce qui ne semble pas être le propre de l'ensemble des membres de ce CCAS, au vu du manque de fond sur ce dossier.

Si nous ne sommes pas en mesure d'accueillir ponctuellement d'après certain(e)s, 2 ou 3 demandeurs d'asiles au sein d'une commune de 1600 habitants, comment allons nous accueillir 20 à 30 personnes souffrants de troubles psychiatriques et à des dépendances diverses dans le bâtiment de La Bazonnière de manière définitive? Quels sont les commerces, les services, les infrastructures essentielles de proximité que nous pouvons proposer à ce type de public?

NDLA: Ce sujet de La Bazonnière ou boite de Pandore dont l'action sociale et le CCAS (malgré une représente de l'UDAF - porteur du dossier- siégeant au CCAS) sont totalement évincés des tractations !

La solidarité, ce n’est pas hiérarchiser les causes, ni prioriser les nécessiteux. C’est venir en aide à celles et ceux qui en ont besoin dans la commune, à hauteur des moyens (très limités) et du peu de conviction sur l'importance du social de la part des élus de la majorité.

Arrêtez le racket des aînés, sous couvert de solidarité baveuse.

Arrêtez d’instrumentaliser le social comme le repère des "cas 'soc" (ndla: apocope de cas social).

Arrêtez de prendre les réfugié(e)s en boucs émissaires de vos difficultés et de vos peurs racistes !

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