Les GTI - GPI et autres éléphants blancs de notre société

Publié le par Collectif Saint-Pardoux Citoyen

Les GTI - GPI et autres éléphants blancs de notre société

Wiki nous donne une définition claire de ces abréviation : "grands travaux inutiles" désigne, depuis le milieu des années 80, des réalisations d'infrastructures qui se sont avérées a posteriori économiquement et/ou écologiquement contre-productives, inutiles ou déficitaires. Sont apparues au début des années 2010les expressions "grands projets inutiles", qui désignent des projets en cours, dont l'utilité est remise en cause".

On trouve aussi les « grands projets inutiles et imposés » (GPII), sous-entendant que la décision est prise par le pouvoir politique en relation avec une technostructure, mais sans consultation démocratique des citoyens. Il existe un forum annuel des GPII – en anglais, Forum against Unnecessary Imposed Mega Projects (UIMP).

Tu bétonnes, ils bétonnent !
Des paradoxes apparents de la crise, celui qui conduit les pouvoirs politiques et économiques à reprendre les recettes qui nous ont menés dans l’impasse n’est pas le moindre. Ainsi de la prolifération des grands projets inutiles auxquels une pensée magique fondée sur le dogme de la croissance attribue la vertu de créer de l'emploi, du pouvoir d'achat et... de cette "sacré croissance". Qu’importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature !

Dans les principaux projets inutiles de notre temps, on retrouvera: la ligne ferroviaire Lyon-Turin, l'aéroport de Notre-Dame des Landes, la zone commerciale Europa City, la décharge géante de Nonant les Pins, le méga-stade de foot à Lyon, l'usine des Mille vaches, la centrale biomasse de Gardanne, le barrage de Sivens au Testet etc.... soutenus aveuglement par les pouvoirs en place, en choisissant de criminaliser les mobilisations plutôt que de favoriser les expériences citoyennes.

Il est encore temps de stopper ces projets d’un autre temps et contraires à l’urgente transition écologique et sociale.

Heureusement, l'inutilité et la nocivité de ces grands projets trouve sur leur route toute une population déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d’autres manières d’occuper le terrain !

Dans ces luttes, toute une nouvelle génération de militants écologistes et de gauche radicale ont été formés. Il y a là un terreau à exploiter. Le fait que les luttes grandissent partout est plutôt encourageant : ce n’est pas un fait nouveau, mais aujourd’hui il y a beaucoup plus de lieux de combats. Il faut continuer la formation et taper partout, encore, encore et encore...

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